Une histoire sismique
Rarement la nature présida autant à la destinée d'une ville. La première
Santiago de Los Caballeros, nommée ainsi en l'honneur
de saint Jacques, patron des conquistadors, est établie en 1524 par
le lieutenant espagnol Pedro de Alvarado sur les
ordres d'Hernán Cortéz. Fondé à proximité d'Iximché,
près du lac Atitlán et capitale des Indiens Cakchiquels, cette localité
devient le théâtre de violents combats entre les colons et les autochtones.
Aussi Jorge de Alvarado, chargé de gouverner la colonie en l'absence
de son frère, décide-t-il de transférer la capitale sous des cieux
plus cléments.

Portrait de Pedro de Alvarado situé
à la Municipalidad de Antigua au 2e étage.
L'espoir enseveli des
conquistadors
En 1527, il choisit pour site la paisible vallée
d'Almolonga, à l'emplacement de San Miguel Escobar ou de Ciudad
Vieja (Vieille Ville), 2 km plus à l'ouest que l'actuelle Antigua
- le lieu exact faisant encore l'objet de controverses. La ville prospère
et reçoit ses Armoiries Royales le 28 juillet 1532. Cette seconde Santiago
va cependant connaître d'autres déboires: en 1541, les conquistadors
perdent, à quelques semaines d'intervalle, leur gouverneur Pedro de
Alvarado, puis leur capitaine, engloutie sous des torrents de boue.
Deux siècles de rayonnement pour Santiago
Les survivants, privés une seconde fois de capitale, se mettent en
quête d'un lieu sûr. Ils optent cette fois-ci pour la vallée de Panchoy,
terre fertile suffisamment éloignée des volcans, mais protégée par
des collines, où les carrières et les forêts abondent en matériaux
de construction pour la nouvelle ville: un site de choix pour la future
capitale, qui fait l'objet du premier plan d'urbanisme du continent
américain.
La nouvelle Santiago, officiellement fondée le 10 mars 1543,
devient à partir de 1549, le siège de la capitainerie générale
du territoire qui s'étend du Chiapas au Panamá. Philippe II (roi d'Espagne
de 1556 à 1598) lui confère en 1566 le titre de "La Muy Noble
y Muy Leal Ciudad de Santiago de los Caballeros de Goathemala"
(La Très Noble et Très Loyale Saint-Jacques des Chevaliers de Guatemala).
Au cours des 17e et 18e siècles, la ville connaît un prodigieux rayonnement
culturel et spirituel en Amérique latine. Les principaux ordres religieux
représentés - franciscains, dominicains, jésuites, carmélites, capucins,
récollets - y fondent plus d'une trentaine d'églises, une quinzaine
de couvents, des hôpitaux et une université, rivale de Mexico et de
Lima. En 1773, la population atteignait 60000 habitants intra-muros
et 30000 dans les villages environnants. Des calamités vont malheureusement
s'abattre sur la troisième Santiago.
Le crépuscule de la capitale
Parmi
les quelques tremblements de terre qui secouent la région tout au long du
18e siècle, deux d'entre eux atteignent une forte amplitude. Celui du 29
septembre 1717 détruit une bonne partie de la ville. La plupart des
édifices sont aussitôt reconstruits, mais avec le tremblement de terre de
Santa Marta le 29 juillet 1773, le cataclysme est d'une
telle violence qu'il ne laisse derrière lui qu'un vaste champ de ruines.
Cette fois, le gouverneur en poste décide du transfert de Santiago vers la
vallée de la Ermita, à 45 km de là, à l'emplacement actuel de Ciudad de
Guatemala.
Dès 1799 elle est rebaptisée La Antigua
Guatemala (l'Ancienne Guatemala), pour la distinguer de la
nouvelle capitale. Les autorités mettent en place un véritable pillage
collectif visant à acheminer ses moindres richesses vers le nouveau
siège de l'État. Mais malgré l'ordre de démolir les quelques édifices
épargnés, une partie de la population, qui a refusé d'émigrer, s'applique
à la reconstruction de la ville. Après la catastrophe, Antigua se
repeupla lentement, sans rien perdre de sa personnalité, ni de son
architecture. Au cours du 19e siècle, grâce à la culture de la cochenille
et du café, Antigua parvient même à retrouver un semblant d'éclat,
cependant sans comparaison avec son lustre d'antan.
Un patrimoine à protéger
En 1944 le gouvernement
décide enfin de se pencher sur son sort et la déclare monument
national. Des travaux de restauration sont entrepris mais,
une fois de plus, en 1976, un violent séisme frappe durement la localité
et ravage un bon nombre de ses constructions. Trois ans plus tard,
Antigua est inscrite sur la liste du Patrimoine culturel de l'humanité
de l'Unesco. La construction d'une voie express en
1983 a relativement modifié l'allure de la ville, y permettant cependant
un meilleur accès. Autant que les visites, les flâneries en ville
sont l'occasion d'en effleurer les mystères, de remonter le temps
et de pénétrer l'intimité des panzas verdes (les "ventres
verts", surnom donné aux Antigueños, à cause de leur consommation
effrénée d'avocats, ces fruits poussant en abondance dans la région).
Grâce à l'aide internationale et au tourisme, cette "ville-musée"
renaît à nouveau de ses cendres et arbore fièrement les cicatrices
de son passé tumultueux.
La Semaine sainte à
Antigua
Si vous avez la possibilité de
visiter Antigua durant la Semaine Sainte, ou tout au moins le vendredi
Saint, ne laissez pas passer cette occasion mais prenez soin de réserver
votre chambre plusieurs mois à l'avance, car c'est le moment le plus prisé
de l'année.
Spectaculaire dans son décor colonial, la célébration de la Semaine
sainte mobilise les habitants d'Antigua et attire les foules. De magnifiques
tapis de sciure colorée et de pétales de fleurs couvrent
le pavé sur le passage des processions, au son des
marches funèbres, puis recréées le lendemain matin pour un nouveau
jour. Les processions se succèdent à partir du jeudi Saint. Traditionnellement,
les jours les plus exceptionnels sont le Dimanche des Rameaux qui
est célébré au milieu d'une frondaison de palmes, avec une procession
partant de La Merced ; le Jeudi Saint, avec une procession démarrant
en fin d'après-midi de l'église de San Francisco ; et le Vendredi
Saint où une procession part au petit matin de la Merced, tandis qu'une
seconde se forme dans l'après-midi à l'Escuela de Cristo. Les célébrations
réunissent des centaines de personnes vêtues de longues tuniques violettes
pour des processions quotidiennes en souvenir de la Crucifixion.
Réservez longtemps à l'avance votre chambre d'hôtel, sinon
prévoyez de séjourner dans une ville des environs ou à la Ciudad de
Guatemala afin de faire l'aller-retour pour assister aux cérémonies.
La
brochure en anglais Lent en Easter Week in Antigua, d'Elisabeth
Bell, donne des explications et le programme jour par jour des
processions, velaciones (veillées) et autres manifestations
pendant le Carême, les 40 jours précédant Pâques. Enfin, méfiez-vous des
pickpockets durant la Semaine sainte.
En savoir plus sur la Semaine
sainte a Antigua.
Visite de la
ville
Comptez une ou deux journées en
prenant votre temps.
Il suffit de quelques heures pour faire le tour
d'antigua. l'idéal pour la découvrir est de flâner dans ses rues
coloniales, en laissant au hasard le soin de vous dévoiler ses ruines
monumentales et ses façades baroques.
Afin de faciliter votre visite, nous
vous proposons les 3 itinéraires suivants: autour de la Plaza Mayor, puis
le sud et le nord de la ville en partant de cette étape.

La Plaza Mayor
Le coeur historique et géographique de la ville commence
à palpiter dès l'aube. Sous les arcades, les Indiennes préparent des
tortillas, les marchands ambulants tranchent des mangues juteuses,
les cireurs de chaussures et les marchands de souvenirs guettent impatiemment
le premier chaland. Peu à peu, le square s'éveille, et ses bancs ombragés
vont accueillir un défilé incessant d'Antigueños, de voyageurs fourbus
ou d'étudiants étrangers venus réviser leurs leçons d'espagnol: dans
cette tour de Babel, résonnent cakchiquel, espagnol et anglais.
Lieu de rendez-vous où se mêlent Indiens, Ladinos et gringos,
la Plaza Mayor ("Grand-Place"), quatre siècles et demi plus tard,
demeure le centre géographique et un lieu de festivités. Son tracé,
au coeur d'un damier formé par des rues et des avenues perpendiculaires,
fut établi par l'ingénieur Juan Bautista Antonelli,
en 1541. Encadrée par les principaux édifices civils et la cathédrale,
elle était le siège du pouvoir politique et religieux, mais servait
également d'emplacement au petit marché quotidien, aux corridas les
jours de fêtes, et parfois aux défilés militaires - d'où son autre
nom de Plaza de Armas. Son Parque
Central (square central) est le point de rassemblement
des habitants de la ville et des visiteurs étrangers. La plupart du
temps, des villageois s'installent tout autour de la place pour vendre
leur production artisanale aux touristes. Le dimanche, jour de marché,
les rues qui partent à l'est et à l'ouest de la place sont fermées
à la circulation. Pour faire des affaires, mieux vaut attendre la
dernière heure : le dimanche en fin d'après-midi. En 1739, le Parque
acquit sa physionomie actuelle grâce à l'installation d'une ravissante
fontaine baroque, sculptée par Diego de Porres. Le
bassin surmonté de sirènes (des copies) serait inspiré de la fontaine
de Neptune de Bologne, en Italie. En 1993, ses jardins ont été remodelés.
Au sud de la place, le Palacio de Los capitanes Generales présente
une imposante façade à double étage d'arcades, véritable écho à celles
de l'Hôtel de Ville. Dès 1543, la demeure du représentant du roi d'Espagne
s'éleva à cet emplacement. Durant deux siècles, l'édifice subit de
nombreuses transformations, générant un incroyable dédale de pièces,
Au milieu du 18e siècle, il hébergeait non seulement la résidence
du gouverneur et des fonctionnaires de la Couronne, mais également
les bureaux de la chancellerie, les archives, le Palais de justice,
une chapelle ainsi qu'une prison. Les ajouts successifs en dépit du
bon sens, et les tremblements de terre avaient tellement endommagé
le palais, que le gouverneur dut faire appel à l'architecte Luis
Díez de Navarro pour redessiner les plans. Achevé en 1764,
le nouvel édifice dut être abandonné, à peine dix ans plus tard, à
la suite du tremblement de terre de 1773. Les armes des Bourbons et
du roi Charles III (roi d'Espagne de 1759 à 1788), au centre de la
façade (seul élément d'origine), datent de cette époque. De nos jours,
le bâtiment abrite le siège de la police, l'administration du département
de Sacatepéquez et l'office du tourisme.
L'Ayuntamiento (Hôtel de Ville), anciennes
Casas Consistoriales, qui s'élève au nord du square,
fut entièrement reconstruit en 1743. Doté d'une double galerie, l'édifice
actuel, rénové après chaque séisme, abrite toujours la mairie ainsi
que la police touristique et deux musées.
Le Museo de Santiago, également appelé Museo de Armas,
(9h-16h; interruption de 12h à 14h les samedi et dimanche; fermé
le lundi. Entrée payante) rassemble une collection hétéroclite
d'objets de la période coloniale. Au rez-de-chaussée, sont présentés
des céramiques des 17e et 18e siècles, des outils d'artisanat et un
portrait de Pedro de Alvarado. Pour continuer la visite, traversez
le patio: l'un de ses murs arbore les armes de la ville, représentant
saint Jacques à cheval, au-dessus de trois volcans, dont le Fuego
en éruption. Vous distinguerez également une étonnante carte du Guatemala
dessinée par le feuillage des plantes grimpantes. Remarquez le cachot
dans lequel est conservé un superbe tabernacle en argent, puis montez
au 1er étage pour découvrir des armes précolombiennes ainsi que des
épées, des pistolets, des fusils, des canons et des instruments de
torture. Sortez de l'édifice pour accéder, par une autre entrée, au
museo del Libro Antiguo (musée du Livre ancien) (9h-16h;
interruption de 12h à 14h les samedi et dimanche; fermé le lundi.
Entrée payante). On peut y voir la réplique de la première presse
à imprimer d'Amérique centrale, qui fut installée à cet endroit en
1660. Ce musée présente quelques manuscrits, des originaux et des
reproductions, qui retracent l'histoire de l'imprimerie depuis Gutenberg
(légendes en français).
Sur le côté est, la façade baroque de la cathédrale masque en fait un amas
de ruines. Seul le sagrario (chapelle où est conservée
le Saint-Sacrement) a été restauré pour accueillir les fidèles. Désignée
sous le nom d'église de San José, elle est l'unique
partie du bâtiment accessible de la Plaza Mayor.
Pour le reste de la visite, vous
devez passer par la 5ª calle Oriente (9h-17h30. Entrée payante).
Il ne reste pratiquement rien de l'édifice reconstruit en 1680, sous la
direction de l'architecte José de Porres. Des multiples coupoles, nefs et
chapelles, qui s'étendaient sur toute une manzana (pâté de
maisons), seuls d'énormes piliers ont résisté au séisme de 1773. Le toit
et le dôme disparus laissent une ouverture béante où le soleil et les
nuages semblent dessiner des fresques mouvante. À droite de l'entrée,
devant une plate-forme - vestige du maître-autel -, une pierre indique les
noms de l'évêque Francisco Marroquín, de Pedro de Alvarado et de son
épouse Beatriz de la Cueva. Ces personnages, intimement liés à l'histoire
d'Antigua, sont enterrés sous la cathédrale. À proximité, un escalier mène
à une crypte aux murs noircis par les cierges déposés par
les fidèles.
Le Sud de la
ville
Dans la 5ª calle Oriente, en face de la cathédrale, une porte
s'ouvre sur le patio de l'université San Carlos de Guatemala,
encadré d'arcs polybés de style mudéjar, et agrémenté d'une ravissante
fontaine. Fondée en 1676, la première université d'Amérique centrale
- et la troisième du continent derrière celles de Mexico et de Lima
- fut d'abord implantée dans l'ancien collège Saint-Thomas d'Aquin,
à proximité du couvent de Santo Domingo. L'enseignement de la théologie,
de la philosophie, de la médecine, du droit canon et des langues indiennes
fut pendant longtemps réservé aux seuls fils de colons espagnols,
avant d'être accessible aux métis. L'université n'occupa cet édifice
que de 1763 à 1773. Contrairement aux autres construction d'Antigua,
celle-ci résista au séisme grâce à l'épaisseur de ses colonnes et
au "ciment" utilisé - un mélange à base d'oeufs, de lait, de miel,
de sable et d'eau!
Après le
transfert de toutes les institutions vers la capitale actuelle, ce
bâtiment connu plusieurs usages: tour à tour manufacture d'explosifs,
école, théâtre, il accueille, depuis 1936, le Museo de Arte
Colonial (9h-16h; interruption de 12h à 14h le samedi et le
dimanche; fermé le lundi. Entrée payante). Parmi les objets d'art
sacré, provenant des églises de la ville, se distinguent les tableaux de
Tomás de Merlo relatant la Passion du Christ. Certaines toiles, dont La
Crucifixion, ont été honteusement découpées par de précédents
propriétaires pour épouser l'embrasure des portes! une dizaine de tableaux
relatant la vie de saint François d'Assise, oeuvre du peintre mexicain
Cristóbal de Villalpando, sont également conservés dans ce musée.
En sortant de l'université, prenez à
droite et continuez la 5ª calle jusqu'à l'angle de la 1ª
avenida.
La Casa Popenoe (14h-16h; fermée
le dimanche. Entrée payante) montre un bel exemple d'architecture
du 17e siècle. Dans les années 30, un couple d'Américains, les Popenoe,
entreprirent la restauration minutieuse de leur maison. Ils utilisèrent
des matériaux anciens afin de restituer au lieu tout son cachet. L'édifice
s'ordonne autour d'une enfilade de patios fleuris agrémentés de plusieurs
fontaines et d'un lavoir. Des tomettes anciennes, de beaux plafonds
en bois et un superbe mobilier d'époque créent une atmosphère coloniale
remarquable. Une partie de la maison est habitée, ce qui justifie
les horaires restreints de visite.
Descendez la 1ª avenida, à droite en
sortant de la Casa Popenoe, puis tournez à l'intersection suivante à
droite, dans la 6ª calle, et avancez d'une cuadra jusqu'à une
place.
Vous débouchez sur le Parque La Unión, l'une des places
les plus pittoresques d'Antigua. Sur son rectangle de pelouse planté
de palmiers, les vendeurs ont pris l'habitude de déployer leurs textiles
colorés. Au milieu de ce petit marché d'artisanat, les femmes, aidées
par leurs fillettes, étendent le linge propre qu'elles viennent de
blanchir au lavoir.
Sur le côté est du square, un mur élevé protège des regards
le couvent de Santa Clara
(9h-17h. Entrée payante). Fondé en 1699 par un ordre originaire
de Puebla (Mexique), le bâtiment, destiné à recevoir 46 religieuses,
fut détruit par le séisme de 1717. Reconstruit 17 ans plus tard, il
fut à nouveau endommagé en 1773, puis en 1976. Il ne subsiste qu'un
paisible champ de ruines, croulant sous de lourdes grappes de bougainvillées
mauves et roses. Parcourez tranquillement son cloître
majestueux, encadré d'arches sur deux étages et doté d'une ravissante
fontaine centrale. À gauche de l'entrée, remarquez
l'église dont la façade, chef-d'oeuvre de l'art baroque,
foisonne de motifs géométriques et floraux.
À une cuadra à l'est du couvent de Santa
Clara, vous apercevrez le superbe dôme de l'église du monastère de San Francisco El Grande
(9h-17h; fermé le lundi. Entrée payante). L'ordre Franciscain
choisit cet emplacement au milieu du 16e siècle, et ne cessa d'agrandir
le bâtiment jusqu'au début du 18e siècle. Le complexe abritait, à
l'époque, un collège qui contribua au rayonnement artistique et scientifique
d'Antigua. La nouvelle église, achevée en 1702, ne résista pas aux
multiples séismes du siècle, et il fallut attendre 1960 pour que soient
entrepris d'importants travaux de reconstruction.
La
façade, chargée de colonnes torses et de nombreuses
statues, a conservé son esprit baroque du 18e siècle. Cependant, l'intérêt
de cet ensemble réside moins dans son architecture que dans la présence de
la sépulture de Pedro de San José de Bethancourt. Enterré
dans le transept de l'église, le frère de Bethancourt (1626-1667) est
l'une des figures religieuses les plus vénérées en Amérique centrale.
Ayant mené une vie exemplaire de dévotion et de charité, il a été béatifié
en 1981. Les ex-voto, autour de son ancienne sépulture, témoignent du
véritable culte dont il est l'objet.
À 200 m au sud de l'église de San Francisco, vous
parvenez à un petit parvis où s'élève l'église de La Escuela de Cristo, construite
en 1730. La sobriété de sa façade en pierres apparentes contraste
nettement avec les autres édifices religieux d'Antigua. Ne manquez
pas d'admirer le Santo Cristo de Las Misericordias
et le Señor Sepultado, sculptés par Quirio Cataño
à la fin du 16e siècle, ainsi que la Virgen de la Soledad,
attribuée à Pedro de Mendoza. Ces sculptures jouent un rôle particulièrement
important dans la représentation de la crucifixion et de la descente
de croix qui se déroule devant l'église pendant la Semaine sainte.
Si vous avez du temps, continuez la
calle de Los Pasos vers le sud.
Sur votre gauche, après avoir franchi le río Pensativo,
se dresse la façade délicate mais lézardée de l'église de Nuestra Señora de Los Remedios
(fin du 17e siècle), où des saints décapités encadrent une statue
centrale: un équilibre fragile dans un véritable décor de théâtre
abandonné.
La route entre l'église de San Francisco et l'extrémité
sud de l'alameda del Calvario - connue également comme la Via
Crucis (Chemin de Croix) - est ponctuée de
chapelles évoquant la Passion du Christ. Ce parcours se
termine au Calvario, érigé au
milieu du 17e siècle, puis reconstruit en 1720 après un séisme. Vous
pourrez admirer des toiles de Tomás de Merlo et de très belles sculptures
du 17e siècle, tels le Señor Sepultado et la
Virgen de Dolores. Les fidèles vous conduiront au pied
d'un esquisuchil: les fleurs de cet arbre, planté par l'"Hermano
Pedro", sont réputées pour leur vertus curatives.
Le Nord de la
ville
La 3ª avenida Norte s'élargit devant
l'église de Nuestra Señora del
Carmen, accordant aux passants le recul nécessaire pour
admirer son extraordinaire façade ataurique (dessins de
type végétal inspirés du style mudéjar). À l'exception des colonnes de la
partie supérieure, qui révèlent un foisonnement de motifs, le reste de
l'édifice, reconstruit pour la troisième fois en 1728, n'a pas résisté aux
séismes.
Continuez cette même avenue vers le
nord, prenez la première à droite, puis tout de suite à gauche dans la 2ª
avenida Norte.
De superbes ruines, partiellement restaurées, se cachent derrière
les murs du couvent de Las Capuchinas
(9h-17h. Entrée payante). L'institution fut fondée par cinq
capucines, originaires de Madrid, et sa construction, confiée à l'architecte
Diego de Porres, fut terminée en 1736. Il s'agit du dernier couvent
construit à Antigua. En pénétrant dans le cloître,
la profusion de bougainvillées est saisissante. La visite de ce bel
ensemble architectural permet de découvrir le cadre de vie de ces
recluses, privées de tout contact avec l'extérieur. Aujourd'hui il
abrite un musée où est expliquée la vie religieuse à l'époque coloniale.
Le plus étonnant est la Torre del Retiro (tour de
la Retraite), une tour à ciel ouvert entourée par 18 cellules, équipées
chacune de toilettes. Du sommet de l'édifice, admirez la vue
sur la ville et les environs.
Revenez sur vos pas jusqu'à la 2ª calle
Oriente et continuez sur trois cuadras jusqu'à la 5ª avenida
Norte.
Point de repère et symbole de la ville, l'Arco de Santa Catarina est de loin
le monument le plus photographié d'Antigua. Construite en 1693, cette
arche permettait aux religieuses du couvent de Santa Catarina
(ou Catalina) de passer de leur cloître au jardin, de l'autre côté
de la rue. L'église est en ruines, et le couvent a été converti en
hôtel. En arrivant par le sud, l'arche se confond presque avec la
façade de l'église de la Merced, mais si vous passez de l'autre côté,
vous découvrirez une perspective généreuse sur la
5ª avenida, l'arche jaune orangé se découpant sur le cône sombre du
volcan Agua.
Le couvent de La Merced
(8h-18h30. Entrée payante), comparable à un énorme gâteau
meringué, est l'autre symbole de la ville. Achevée en 1760, l'église
présente une architecture délibérément basse et massive pour résister
aux séismes. Cependant, l'ensemble est surprenant de légèreté, grâce
aux filigranes de stuc blanc qui recouvrent toute sa façade
de style "churrigueresque" (caractérisé par d'abondants motifs baroques
et des colonnes torses). Les autels et les images sacrées ont dû être
transférés vers la nouvelle capitale après le séisme de 1773, mais
dans une chapelle à l'extrémité de la nef sud, vous découvrirez le
Jesús Nazareño, sculpté par Alonsa de La Paz en 1650:
cette statue, la plus vénérée d'Antigua, est au centre de l'impressionnante
procession du Vendredi saint. Si vous visitez les ruines du couvent,
admirez, au centre du cloître, la Fuente de los Peces
(fontaine aux Poissons), la plus grande d'Amérique centrale. La croix
qui fait face à l'église porte deux dates : celle de 1688, inscrite
sur un blason en forme de coeur, tandis qu'à la base, on lit 1765.
Une fontaine située à droite de la façade, probablement de la fin
du 17e siècle, appartenait autrefois au cloître des Franciscains.
En sortant de l'église, continuez la 1ª
calle sur deux cuadras jusqu'à l'alameda de Santa Lucía.
Le Colegio de San Jerónimo (9h-17h. Entrée
payante) occupe un vaste jardin où les habitants viennent pique-niquer
en fin de semaine. L'institution, fondée par les frères de l'ordre
de La Merced, fut ouverte en 1759, mais devant son faible succès,
dut fermer deux ans plus tard. La solidité de l'édifice le sauva de
la démolition, ordonnée par un décret de Charles III, et la Real
Aduana (Douane royale) prit possession des lieux à partir
de 1765.
Au bout de la 1ª calle, le couvent de La Recolección (9h-17h.
Entrée payante) fut construit au début du 18e siècle, sous la
direction de l'architecte Diego de Porres. Endommagé par le séisme
de 1717 (l'année de sa consécration), puis détruit en 1773, le couvent
des Récollets fut laissé à l'abandon. Ses ruines spectaculaires semblent
tout droit sorties d'une scène de péplum. Passé une arche, épargnée
par miracle, vous avancez au milieu de gigantesques blocs de pierres
qui gisent dans la nef de l'ancienne église. Renseignez-vous
auprès de la police touristique sur les consignes de sécurité à respecter
pour visiter ce monument, situé dans un quartier isolé.
Revenez sur vos pas et tournez dans la
calle de los Recoletos, la première rue à droite. Marchez quelques minutes
pour atteindre le cimetière à votre droite.
Vous ne regretterez pas de déambuler à travers le grand
Cementerio General San Lázaro
(Cimetière) d'Antigua, à l'ouest du marché et de la gare routière. Les
anciennes croyances mayas transparaissent dans la somptueuse décoration
des tombes, aux touches souvent familiales, fraîchement fleuries, objets
de fréquentes visites. Notez qu'il existe deux cimetières: celui sur la
calle de los Recoletos est privé mais les touristes sont les bienvenus.
L'autre est beaucoup plus grand et pour y accéder, tournez à droite à la
fin de la calle de los Recoletos.
Cimetière
public. |
Cimetière
privé. |
Prenez la 6ª calle,
puis longez l'alameda de Santa Lucía vers le nord jusqu'à la 5ª
calle.
À l'angle de l'alameda de Santa Lucía et de la 5ª calle,
se dresse le Monumento a
Landívar dont l'architecture évoque celle de l'université
San Carlos. Ce monument abrite la dépouille de Rafael Landívar
(1731-1793), le célèbre poète guatémaltèque.
Longez l'alameda de Santa Lucía vers le
nord jusqu'au marché.
À l'extrémité ouest de la 4ª calle Oriente, sur le côté
ouest d'Alameda de Santa Lucía, s'étend le
marché bigarré et toujours très animé. Le mieux est de s'y
rendre le matin, lorsque les villageois des environs sont réunis, occupés
à vendre leur produits et à faire leurs achats. Jours de marchés:
samedi, lundi et jeudi. Le marché devient fort agité
durant ces jours de marché, surtout le samedi.
En face du marché, prenez la 4ª calle
Poniente, en direction de la Plaza Mayor.
À l'angle de la 6ª avenida, les ruines du monastère de La Compañia de Jesús
émergent des stands de souvenirs et de textiles adossés contre ses
murs. La façade baroque de l'église (fin du 17e siècle)
était, à l'origine, entièrement couverte de motifs de couleurs vives.
Il subsiste quelques traces de polychromie sur les niches et au-dessus
du porche. Lorsque les Jésuites furent expulsés du pays, en 1767,
l'édifice fut abandonné. Un siècle plus tard, il accueillit une usine
de textiles puis le marché municipal - transféré près de la gare routière
en 1976.
Suivez la 1ª avenida Norte jusqu'à la
colline au nord d'Antigua.
Par temps dégagé, le Cerro del Manchén, plus communément
appelé Cerro de la Cruz (colline de la Croix) offre
une très belle vue sur toute la ville, avec le cône
parfait du volcan Agua en toile de fond. Une statue équestre de saint
Jacques, patron de la reconquête, de la conquête de l'Amérique et
de la ville, donnée par l'Espagne, se dresse au sommet de cette colline.
Attention, en raison d'agressions survenues dans les parages,
il est fortement déconseillé de se rendre seul sur cette colline.
La police touristique met gracieusement à votre disposition un véhicule
et une escorte!

Villages des
environs
Louez un véhicule ou un taxi
pour visiter plusieurs localités dans la même
journée.
Antigua constitue une excellente base d'excursions
pour visiter la campagne environnante. Au coeur de l'importance des
plantations (ou fincas) de café, à l'ombre de la silhouette
majestueuse des volcans, les bourgades perpétuent leurs traditions
ancestrales. L'activité industrielle se réduit à une usine de
conditionnement de fruits (jus et confitures) appartenant à
Nestlé; à la sortie vers Ciudad Vieja et, en ville, à la filature
de coton Hunapú.
San Juan del
Obispo
À 4 km au sud-est d'Antigua.
Descendez l'alameda del Calvario vers Santa María de Jesús et Palín.
Environ 2,5 km après le Calvario, avant la côte, au niveau du pont, prenez
la route de droite et continuez pendant 500 m jusqu'au village. Bus toutes
les heures d'Antigua entre 7h et 18h.
Ce petit village, niché au pied du volcan Agua, vaut le
détour pour son Palacio del
Obispo (palais de l'Évêque), résidence de Francisco
Marroquín, premier évêque du Guatemala. De lui provient le mot "Obispo"
dans le nom de la localité. Édifié au milieu du 16e siècle, cette maison
fut très endommagée par le séisme de 1773. Les religieuses, qui occupent
actuellement l'édifice restauré, vous guideront à travers ses superbes
patios. Au cours de votre visite, vous découvrirez des
éléments décoratifs et du mobilier de l'époque coloniale. N'oubliez pas de
jeter un coup d'oeil à l'église attenante si elle est
ouverte. Construite à la même époque que le palais, son intérieur est
remarquablement bien conservé. Cette structure gracieuse, soutenue par des
piliers en bois, abrite un maître-autel de style baroque, décoré par un
magnifique retable dont les peintures remonteraient au
16e siècle, et un beau plafond typique de l'art mudéjar.
Du parvis, se déploie une vue panoramique sur la vallée
de Panchoy et Antigua.
Santa María de
Jesús
À 10 km au sud-est d'Antigua.
Continuez la route de Palín au-delà de l'embranchement pour San Juan del
Obispo. Bus toutes les heures de 7h à 17h d'Antigua.
Une jolie route de montagne grimpe, à travers les
plantations de café, jusqu'au village le plus élevé de la région, à 2050 m
d'altitude. Ce village fut fondé à la fin du 16e siècle par les Indiens
amenés de Quetzaltenango. Les habitants acheminaient en ville le bois de
leurs forêts, d'où son ancien nom d'El Aserradero (La Scierie).
Ce bourg modeste, aux rues en terre battue, aux palissades en bambou et
aux petites maisons de torchis, constitue le point de départ de
l'ascension du volcan Agua. Les non-sportifs aprécieront Santa María de
Jesús pour la variété de ses costumes féminins
traditionnels. Malgré l'influence des communautés alentour, nombre
d'Indiennes cakchiquels restent attachés au huipil local, reconnaissable à
ses losanges à dominantes bleue, rose et mauve.
Ciudad
Vieja
À 6 km au sud-ouest d'Antigua
par l'alameda de Santa Lucía. Bus toutes les ½ h entre 7h et
18h.
Cette localité ne présente pas grand intérêt, à part la
fonction de capitale qu'elle aurait exercée avant Antigua. La capitale
fut détruite par un déboulement d'eau et de boue qui tomba du volcan
en 1541, desastre duquel mourrut la Gouvernante doña Beatriz de la
Cueva, veuve de don Pedro de Alvarado. Une controverse persiste sur
la localisation exacte de la première cité espagnole : en contradiction
avec la version faisant de Ciudad Vieja, au pied du volcan de Agua,
l'emplacement de l'ancienne capitale (1527-1541), des fouilles récentes
conduiraient à la situer 2 km plus à l'est, à San Miguel Escobar.
Enfin, vous pourrez apprécier l'église de Nuestra Señora de la Inmaculada Concepción
(début du 18e siècle), qui occupe l'emplacement d'un premier édifice
érigé là en 1534. Consacrée à l'Immaculée Conception, l'église porte
bien son nom tant sa blancheur est éclatante. Sa façade
ouvragée, orné de pilastres et de niches où logent de nombreuses statues
de saints, compense deux clochers pesants.
San Antonio Aguas
Calientes
À 8 km au sud-ouest
d'Antigua par l'alameda de Santa Lucía. 3 km après la sortie de la ville,
empruntez le chemin de terre sur la droite ou bien un trajet plus long -
environ 14 km - par Ciudad Vieja: bifurquez à droite, au niveau du
cimetière, après Ciudad Vieja en direction de San Miguel Dueñas. À
l'entrée de ce village, prenez la 1re rue à droite et suivez la route de
montagne jusqu'à San Antonio Aguas Calientes. Bus toutes les ½ h entre 8h
et 18h.
San Antonio doit sa réputation à la qualité de ses
textiles ainsi qu'à l'utilisation de la technique du
marcador (brocart à double face), créant un motif identique des
deux côtés du tissu, sans distinction possible de l'envers et de
l'endroit. À peine arrivé dans le village, vous apercevrez des stands de
tissus au milieu de la place principale, et de nombreux habitants vous
proposeront des étoffes ou des cours de tissage. Déambulez dans les rues
pour voir des tisserands à l'oeuvre: dans les ateliers, le hommes
actionnent leur telar de pie (métier à pédales), tandis que les
femmes, agenouillées dans la cour de leur maison, travaillent sur leur
telar de cintura (métier de ceinture) fixé à un tronc
d'arbre.
San Felipe de
Jesús
L'église de ce village fondé en 1430, rebâtie en
1850 dans un style néogothique avec des pierres de récupération de
l'église de La Merced, abrite un anonyme Christ gisant. On y vient en
pèlerinage de toute l'Amérique centrale, le premier vendredi de Carême et
pendant la Semaine sainte.
Jocotenango
Vous
pouvez aussi envisager de faire un saut à Jocotenango, pour vous y rendre,
suivez la direction de Chimaltenango, à 17 km à l'ouest d'Antigua. Il
s'agit d'un village célèbre pour sa foire du 15 août et où l'on peut
visiter une belle église baroque de la fin du 17e siècle. La Casa K'ojom (maison de la musique)
(9h30-12h30/14h-17h, 16h le samedi; fermé le dimanche. Entrée
payante) consacre l'essentiel de ses salles à la musique
traditionnelle du Guatemala, à travers une importante collection
d'instruments, complétée par un montage audiovisuel. Vous découvrirez
également différents aspects de la vie quotidienne des Mayas ainsi que la
reproduction de l'effigie du Maximón de Santiago Atitlán.
Enfin, au Mariposario de
Jocotenango (papillons) on retrouve 23 espèces de
papillons, qu'on peut observer au large du parcours du jardin.
Parque Ecológico
Florencia
Petite finca de montagne convertie en parc.
Située proche du village de Santa Lucía Milpas Altas, au bord du chemin
asphalté. On y retrouve des forêts de chênes ancestraux. Le parc possède
aussi des sentiers, des grils pour la préparation de repas, jeux pour
enfants et zone de repos. Pour y aller vous devez emprunter la Carretera
Interamericana et se rendre à la hauteur du KM 35, à Santa Lucía Milpas
Altas. Compte des stationnements pour autobus et automobiles ainsi que des
services sanitaires. Il est recommendé de porter des chaussures
confortables et résistentes, eau embouteillée, lotion anti-moustique et
crème solaire.
San
Lucas
Au Mirador de San
Lucas (belvédère), on y retrouve un impressionnante vue
sur la ville de Guatemala. De plus vous pouvez déguster un verre d'atol de
maïs et quelques rôties, churrasquitos et épis de maïs rôtis. Enfin, le
Cerro Alux, situé dans les
municipalités de San Lucas et Santiago Sacatepéquez, déclaré zone protégée
et réserve protectrice de sources, par Décret Législatif 41-97.
L'ascension des
volcans
La plupart des agences de voyages d'Antigua proposent l'ascension
des trois volcans de la vallée de Panchoy, dont les sommets offrent
des panoramas spectaculaires, par temps clair. Cependant, l'excursion
la plus populaire est incontestablement celle du Pacaya (2552 m), volcan actif situé aux environs
de la capitale.
Attention, malgré les mises en garde
répétées de l'INGUAT sur le danger de ces excursions - danger de se perdre
ou d'être attaqué -, les agences de voyages continuent de programmer cette
activité. À vos risques et périls! Si vous décidez malgré tout de vous
aventurer sur les volcans, faites appel aux services d'un guide
professionnel. Ces ascensions requièrent une bonne condition physique et
un minimum d'équipement: coupe-vent, vêtements chauds, chaussures
anti-dérapantes et lampe de poche sont recommandés. Pensez également à
emporter des provisions d'eau et de nourriture.
L'escalade du volcan Agua
(3766 m) est un grand classique. Malgré les 1700 m de dénivelé à partir
de Santa María de Jesús, les 5h de montée s'avèrent relativement aisées.
L'abri au sommet étant souvent complet, surtout le week-end, mettez-vous
en route tôt le matin afin d'effectuer l'aller et retour dans la journée.
Si le temps le permet, vos efforts seront largement récompensés par
le panorama qui s'étend sur une partie des Hautes
Terres et l'océan Pacifique.
L'ascension de l'Acatenango (3976 m) débute au village
de La Soledad, à 15 km à l'ouest de Ciudad Vieja. Le 3e plus haut
volcan du Guatemala comporte un ensemble de 3 sommets que l'on nomme
"la triple ascension". Un passage inoubliable. L'excursion requiert
une dizaine d'heures et surtout une excellente condition physique.
Les grimpeurs expérimentés peuvent se réfugier dans l'abri sommaire
qui se trouve au sommet et, dès le lendemain matin, repartir à l'assaut
du volcan voisin, le Fuego
(3763 m). Cette seconde montée, très difficile, peut prendre une douzaine
d'heures jusqu'au cratère, où quelques fumerolles témoignent d'une
activité somnolente. Toutefois c'est des volcans les plus actifs depuis
1524, et un des plus difficile à escalader puisqu'il est couvert de
lave froide. Vous pouvez également passer par un autre versant, plus
rude encore, à partir d'Alotenango, à 12 km au sud-ouest d'Antigua.
Gastronomie
Sacatepéquez se distingue pour avoir une gastronomie très variée.
Entre les mets se démarquent: gallina en pepián mestizo (poulet métis),
gallo en estofado (coq étuvé) ou en chicha, pato estofado (canard
étuvé), iguashte, les tamalitos blancos, gallina en mole dulce. En
plus, les higos cristalizados (figues cristallisées), canillitas de
leche (canelle au lait), nuégados (nougat), encanelados et les cascos
de naranja (quartiers d'orange).
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*Sources:
Instituto guatemalteco de turismo INGUAT
Investigation sur place menée en décembre 2004, Marc-Antoine Poulin
du projet Developpement CADI International
&
Merci à Rudy Waldemar Morales Soberanis pour les quelques photos.